Les organisations investissent dans les plateformes data, les outils de catalogage et les projets d'intelligence artificielle. Pourtant, dans de nombreux cas, les mêmes difficultés persistent : définitions métiers contradictoires, qualité de données incertaine, responsabilités floues… et des projets analytiques ou d'IA qui peinent à produire de la valeur. Comment donc mettre réellement la donnée sous contrôle, en faire un levier fiable de décision et un socle pour les projets d'intelligence artificielle ?

La réponse ne se limite pas aux technologies. Une gouvernance des données efficace repose d'abord sur des processus clairs, des responsabilités bien définies et une organisation adaptée, avant même le choix des outils.

Au cours de ce webinar, nos experts partageront une approche pragmatique pour structurer et déployer une gouvernance data opérationnelle. Nous aborderons les bonnes pratiques pour définir les processus clés, mettre en place les rôles essentiels, et sélectionner les technologies capables de soutenir durablement cette gouvernance.

Rendez-vous le mercredi 25 mars de 11h à 12h pour échanger autour de ces enjeux et partager retours d'expérience et bonnes pratiques.

1 heure Présentation et démonstration Questions / réponses

Au programme

01

Présentation de DeciVision

Qui sommes-nous et comment accompagnons-nous les projets Data & Analytics

02

Structurer et déployer une gouvernance data opérationnelle

Une approche pragmatique : processus, rôles et organisation avant le choix des outils

03

Définir les processus clés de la gouvernance des données

Définitions métiers, qualité des données, responsabilités et rôles essentiels

04

Cas d'usage & retours d'expérience

Mise en œuvre concrète et bénéfices observés sur les projets analytiques et IA

05

Questions / Réponses

Échange en direct avec nos experts DeciVision

Les intervenants

Replay disponible

Vous avez manqué le webinar Gouvernance des données ?

Retrouvez l'intégralité de la session : les trois piliers d'une gouvernance opérationnelle (processus, organisation, outils), le cas concret COGIP, les rôles clés à structurer et les bonnes pratiques pour rendre la donnée fiable et exploitable.

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Ce qu'il faut retenir

Synthèse du webinar

Julien Dugrip et Damien Perrin (DeciVision) ont partagé une approche pragmatique pour structurer et déployer une gouvernance des données réellement opérationnelle. À travers le cas concret de la COGIP, entreprise fictive agrégée de multiples expériences terrain, la session a montré pourquoi les projets data et IA patinent malgré les investissements technologiques, et comment remettre la donnée sous contrôle en s'appuyant sur trois piliers : les processus, l'organisation et, seulement ensuite, les outils.

La COGIP investit dans une plateforme data, des projets BI et des POC d'IA, avec l'ambition de devenir Data Driven. Mais en pratique : qualité de données insuffisante, perte de confiance, équipes qui passent plus de temps à réconcilier les chiffres qu'à les exploiter, projets qui peinent à s'industrialiser, ralentissement des initiatives IA et difficultés à répondre aux obligations RGPD. Le point de rupture arrive quand un projet d'IA est bloqué : les modèles ne tournent pas faute de données fiables, de définitions communes et de traçabilité. Un constat que beaucoup d'organisations reconnaissent.

L'erreur classique de la COGIP a été d'adopter une approche inversée : choisir d'abord un outil de catalogage, assurer son déploiement technique, puis espérer l'adoption. Résultat : catalogue incomplet, faible adoption, rôles non définis, règles inexistantes. L'approche efficace consiste à définir d'abord les processus (comment on gère la donnée), puis l'organisation (qui en est responsable), et enfin les outils (avec quoi on outille). La gouvernance n'est pas d'abord un sujet d'outils : ces derniers sont des accélérateurs qui n'ont de sens qu'une fois les pratiques et les responsabilités posées.

Quatre processus opérationnels structurent la gouvernance : la validation des définitions métiers, avec la notion de domaine métier porté majoritairement par une direction et des flux de validation formels ; la gestion de la qualité, qui désigne un responsable d'amélioration sur la base d'un constat de défaut ; le traitement des incidents data (problème d'alimentation d'une source, qui fait quoi) ; et la gestion des accès, à la fois technique et décisionnelle (qui autorise, qui donne le go). L'objectif est de répondre à des questions simples : comment on gère la donnée, qui en est responsable, avec quels outils.

Quatre fonctions se dégagent. L'équipe data, mixte entre métiers et IT, qui porte les processus et outille la démarche. Le data owner (responsable data), rattaché au métier, qui définit les règles de gestion, valide les indicateurs, priorise les actions qualité et arbitre les conflits d'interprétation. Le référent data (data steward), bras armé opérationnel, qui documente les données, surveille la qualité et fait le relais entre métier et équipe data. Enfin les analystes et utilisateurs métiers, qui remontent anomalies et besoins, partagent les KPI et contribuent à la documentation. La DSI assure la diffusion des outils, le support technique et la sécurité.

La démarche commence par une évaluation de la maturité data et IA de l'organisation, pour placer le bon niveau de discours et d'action. Vient ensuite le cadrage : une cartographie a minima des processus métiers et des données critiques (pas besoin d'une cartographie à 100 %, coûteuse et peu utile), l'identification des cas d'usage et leur évaluation de valeur, la définition des rôles et la structuration des instances (comité data). Puis le déploiement : une feuille de route sur 12 à 18 mois selon la maturité initiale. Point essentiel : la gouvernance n'est pas un projet qui se termine, c'est un dispositif continu qui doit vivre dans les processus de l'entreprise sous peine de dégradation.

Plus de 80 % des initiatives d'IA restent au stade du POC ou du prototype et ne sont jamais industrialisées. La gouvernance des données est le socle qui permet de passer ce cap : elle rend les projets IA possibles, fiables et explicables (on sait ce que l'algorithme a consommé comme données et avec quel niveau de qualité). Elle est aussi le levier de conformité au règlement européen sur l'IA (RIA), en vigueur depuis février 2025, qui impose aux fournisseurs et distributeurs de solutions d'IA de respecter des obligations — le client final devant surtout s'assurer que sa chaîne de fournisseurs est conforme. Une bonne gouvernance, c'est aussi une culture de la donnée en amont et la confiance dans les résultats en aval.

« La gouvernance des données, ce n'est pas d'abord un sujet d'outils. Elle repose sur trois piliers : les processus, l'organisation et la technologie. Les outils sont des accélérateurs, mais ils n'ont de sens qu'une fois les pratiques et les responsabilités posées. La gouvernance, ce n'est pas un projet qui se termine : c'est un dispositif continu qui doit vivre dans les processus de l'entreprise. »

Damien PERRIN, Expert Analytics IA, stratégie et gouvernance des données - DeciVision

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